Baltic Soul Weekender - R.I.P. Renait de ses cendres

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Wonder B

Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par Wonder B » 15 févr. 2013 13:09

En ce qui concerne Ann Sexton voici la réponse de mon contact au sein du festival...
En fait ils veulent qu'elle vienne, mais ce serait elle qui serait souffrante...

En ce qui concerne Ann Sexton….on ne sait pas encore si elle pourra venir cette année. Nous espérons qu´elle viendra mais cela ne serait pas bien de l´annoncer si ce n´est pas encore sûr…


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Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par funkiness » 15 févr. 2013 16:43

Wonder B a écrit :
En ce qui concerne Ann Sexton….on ne sait pas encore si elle pourra venir cette année. Nous espérons qu´elle viendra mais cela ne serait pas bien de l´annoncer si ce n´est pas encore sûr…
Ils sont gentils mais ils l'ont déjà annoncée (entre juillet et octobre), puis retirée du line-up sans explication.

Je suis sûr qu'elle ne viendra pas et qu'ils l'ont remplacée par Maxine Brown.
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Wonder B

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Message par Wonder B » 15 févr. 2013 19:25

La personne à qui je parle est sincère et sait ce qui se passe.
D'ailleurs s'ils l'avaient annoncée dans le programme c'est qu'ils la voulaient.
Pour quelle raison ne la voudraient-ils plus? Je pense que la raison médicale qu'elle m'a annoncée est bien la vérité.
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Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par funkiness » 16 févr. 2013 15:45

Je n'ai pas dit qu'ils n'en voulaient plus, j'ai dit que, contrairement à ce qu'ils t'ont répondu, ils l'ont bien annoncée, avant de faire machine arrière sans explication. Comme certains viennent surtout pour elle (et qu'ils ont réservé tôt au moment où elle était encore annoncée), c'est embêtant je trouve pour eux.

Nous on s'en fout, on est preneurs de n'importe quel programme, lol

Oui, elle doit sans doute être fatiguée ou souffrante.
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Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par Wonder B » 16 févr. 2013 15:49

funkiness a écrit :Nous on s'en fout, on est preneurs de n'importe quel programme, lol
Nous sommes bien d'accord...

C'est juste dommage pour Belka et Karelle qui ne l'ont jamais vue, mais bon tout espoir n'est pas perdu. Ils n'attendent que son feu vert pour la remettre au programme.
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Jean

Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par Jean » 17 févr. 2013 10:56

funkiness a écrit :C'est Jean qui va pas être content de rater ça...

C'est sur qu' Oliver Cheatham + Gwen Dickey ça fait un peu mal, mais c'est malheureusement une période de l'année ou professionnellement je ne m'appartiens plus...

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Message par funkiness » 17 févr. 2013 20:50

Jean a écrit :C'est sur qu' Oliver Cheatham + Gwen Dickey ça fait un peu mal, mais c'est malheureusement une période de l'année ou professionnellement je ne m'appartiens plus...
Où est l'homme libre ? :yaaahh: ;)
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Message par Jean » 20 févr. 2013 20:48

L'homme libre reste au service de l'Etat... en plus une lourde tache supplémentaire m'est tombée sur la figure je n'aurai vraiment pas pu :x

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Message par funkiness » 20 févr. 2013 23:42

Sorry Jean... :(
Public ou privé, dur le rythme de la vie moderne...
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titisoul

Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par titisoul » 24 avr. 2013 00:48

Bonne éclate à vous! Prenez-en plein les esgourdes et les mirettes! Faites des vidéos et des photos pour nous faire bisquer!

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Message par funkiness » 24 avr. 2013 10:25

Merci titisoul !

Oliver Cheatham a atterri hier !

Rappel du menu

Live in Concert:

Rose Royce
The Brand New Heavies
Maxine Brown
Oliver Cheatham
Adeva
Reel People
Marc Evans sings Jon Lucien
Gloria Scott
HopfSandKoke
and more

DJs:

Bernd Niedergesaess
Crout
Dan D.
DJ E.A.S.E. / Nightmares On Wax
DJ Friction
Gabriel Bouffiere
Hans Nieswandt
Ian Dewhirst
Joey Negro
Kenny B.
Lee Jeffries
Lloyd Attrill
Michael Reinboth
Mick Farrer
Miss Kelly Marie
Mousse T.
Mr. Brown
Norman Jay
Onur Engin
Rob Wigley
Smudo
Steve Hobbs
Supergid
and many more
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Wonder B

Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par Wonder B » 29 avr. 2013 14:44

BALTIC SOUL WEEKENDER 26-27-28 AVRIL 2013

Oufffff de retour après trois jours mémorables comme d'habitude...

Chaque année en revenant du festival, je me demande comment faire pour se renouveler en superlatifs qui restent quand même ancrés dans la réalité de ce que nous avons vécu, mais après ce 6ème voyage j'ai quand même du mal à ne pas faire de redites!

Une de nos inquiétudes en nous retrouvant à Roissy à 7h30 du matin ce Vendredi, concernait la météo. En effet une rapide consultation sur deux ou trois sites spécialisés (pour vérifier la tendance générale!) la veille au soir, laissaient augurer du pire. Vendredi devait être couvert avec des averses fréquentes et une température oscillant entre 8 et 15 dans le meilleur des cas et Samedi devait être tout simplement cauchemardesque avec drache annoncée pour toute la journée.

L'arrivée à Hambourg était conforme aux prévisions et nous as mis le moral un peu en berne et les 130km avalés sur les autoroutes du nord de l'Allemagne ne nous déridèrent pas plus.
Mais soit il y a un micro-climat sur Weissenhausser Strand, soit ils sont bénis des Dieux, soit nous avons une baraka de malades (perso je pense qu'il y a un peu des trois!). Bref il pluviotait mollement en cette fin d'aprème tandis que nous prenions nos quartiers dans un appart idéalement situé au RdC et tout proche du centre des activités. Mais ça se dégageait en début de soirée.

Quant au lendemain il fut glorieux! Dès le matin une température agréable (sauf pour certains frileux! :lol: dont je tairai le nom) et surtout un ciel qui deviendra au fur et à mesure des heures totalement clair et débarrassé des limbes de notre arrivée.

La suite est juste irréelle puisque nous avons établi notre camp de base dès la fin de la matinée sur la terrasse où les DJ's nous mirent une fois de plus à l'amende avec une série de titres magiques! Là le soleil dardant ses rayons sur les 5 valeureux lève-tôt (oui tout prend une autre dimension là-bas, un lève-tôt étant quelqu’un arrivant à sortir de l'appart avant midi!), cela à l'abri du vent, nous procurait une intense satisfaction! Ayant ensuite migré vers l'autre terrasse en plein air où les festivaliers se régalaient des célèbres bratwurst et sandwichs au poisson fumé, nous sommes donc restés toute l'après-midi à profiter du temps exceptionnel et des erreurs (habituelles) des prévi Météo. Résultat des courses : je me suis taper un bon coup de soleil !!! Invraisemblable sous cette latitude !

Ambiance de la terrasse en fin d’aprème en 2009 (mais la place est pratiquement à l’ombre il faut imaginer tout çà dès midi)


Mais bon on n’était pas venus pour profiter de la plage et du ciel !

Vendredi soir un programme de choix nous attendait :

Le Baltic Soul Orchestra en solo pour la deuxième année consécutive qui nous balancé un set un peu inégal (je parle là de la sélection des titres uniquement) mais qui nous as quand même tué dès le premier titre, une reprise galactique de ‘K-Jee’ (MFSB, Nite-Liters).
Cette année l’orchestre comprenait 16 membres en incluant les 3 choristes ! (2 violoncelles et 3 violons pour les cordes)
La suite fût le point faible du weekend. Marc Evans reprenant les chansons de Jon Lucien… Le rideau s’ouvre, et il et là assis sur un tabouret… Là-dessus quelque chose tombe par terre, il le ramasse, c’est son smartphone qu’il pose sur le pupitre devant lui… Et là il nous explique qu’il ne veut pas ‘oublier’ les paroles… Mince tu te présentes dans un festival avec des centaines de personnes en face de toi dans la plus grosse salle du lieu et tu ne connais pas les textes des chansons ? Shiiiit ! En plus de ça même si il a une belle voix, les chansons du répertoire de Jon sont peut-être mal adaptées à ce lieu vaste. Pour le coup je pense que l’autre salle à dimension plus réduite aurait été un meilleur choix. Reste le (pour moi) seul moment positif du set, quand il revient à son propre répertoire, où accompagné par un Baltic Soul Orchestra en pleine bourre, il revisite son tube « The Way You Love Me »… Là c’était quasi impeccable et il n’avait plus besoin de son pense-bête électronique…

Sa version du Baltic #5


Bon passons… Arrive ensuite le set d’Adeva… Oui l’icône dance des années 90… Et là ça ne va pas faire dans la demi-mesure, le tiède, l’évanescent, le subtil, la séduction (encore qu’il y a peut-être des amateurs !), la mélodie romantique…
Non, Adeva c’est du brutal comme dirait Bernard Blier dans les Tontons Flingueurs. Elle pourrait même être la Lulu qui buvait, au petit matin, la liqueur dont Lino avoue qu’elle est « quand même une boisson d’hommes ! »
Oui Adeva c’est le bulldozer ravageant la scène. Et au moins celle du Baltic est à ses dimensions autant physiques qu’artistiques… Oui la vue d’Adeva dansant et faisant ballotter ses généreux atouts en a fait frémir plus d’un. Ensuite il y a la voix. Exceptionnelle dans son registre car elle chante très grave mais parfois monte dans les suraigus sans problème et sans louper une note. Après pour l’intensité c’est un peu comme un tank. A fond à fond à fond selon l’adage de Jean Alesi. Alors on finit, sinon pour les chansons, au moins pour l’énergie indescriptible qu’elle envoie, à apprécier le truc. C’est juste quelque chose que je n’avais jamais vu en près de 40 ans de concerts !
Ses interventions entre les titres ne seront pas du goût de tout le monde. Il faut dire que la ‘dame’ ( !) est plutôt crue. Mimant la taille minimale de la chose dont elle a besoin le soir une fois les rideaux tirés (et indiquant son genou comme mètre étalon !) ainsi que son diamètre avec un avant bras digne de Mike Tyson, il y a de quoi faire peur au plus macho de tous les gusses dans la salle ! Comme elle a soif elle appelle son mari qu’elle nous présente : « He’s my husband » ! Big J lui apporte donc sa petite bouteille, et même s’il est bien costaud et dépasse son quintal aisément, in petto je ne peux m’empêcher de le plaindre car je suis persuadé qu’il n’a pas le dessus avec sa ‘tendre’ moitié ! (la poutre de Bamako!)
Bref inutile de dire qu’après avoir assisté à ce show à couper le souffle (dans tous les sens de l’expression) on glosera tout le reste du weekend sur les performances d’Adeva et de son Big J… Des barres de rire en cascade et même devant mon clavier je ne peux m’empêcher de rire tout seul en y repensant. Un vrai cas cette Adeva. Même si je n’aurai jamais été la voir en solo, je dois dire que je ne regrette pas une seconde d’avoir assisté à son set.
Sinon au cours d’un des morceaux elle donnera carte blanche à chacun des trois choristes du Baltic pour exprimer leur talent, et même si j’ai apprécié les deux filles, le type a emporté mon adhésion haut la main avec une voix surpuissante (lui aussi !) et vraiment en phase avec celle qu’il accompagnait donc à ce moment.

Fin du concert dans la halle principale avec Rose Royce feat. Gwen Dickey, attendue par tous comme le sommet (sur le papier) du festival. Le rideau s’ouvre et… Gwen est assise sur un tabouret… NAAAAN pas comme Marc Evans ! LOL En fait elle explique qu’elle a eu un accident en tombant d’une échelle et s’est blessée à la colonne vertébrale. Il semble que sa condition soit permanente, car en faisant quelques recherches sur le net elle apparaît en concert (sur YouTube pour ceux qui veulent aller voir) en 2011 et déjà assise. Mais la comparaison avec M.A. s’arrête là car la magie opère toujours. Visiblement très étonnée de voir tout ce monde à l’ouverture du rideau, elle succomba à l’émotion après Wishing On A Star en versant des larmes sitôt la chanson finie et provoquant un énorme élan de sympathie du public pour l’aider à le surmonter.
Elle est encore très agréable à l’œil (faut dire qu’après Adeva le contraste était saisissant !) chante merveilleusement bien et nous a offert un set avec les tubes que nous attendions tous ! Is It Love You’re After, Love Don’t Live Here Anymore, Ooh Boy, I’m Going Down, Do Your Dance, le fabuleux Wishing On A Star qui nous bien mis les ‘poils en l’air’ et bien sûr en rappel l’incontournable Car Wash. Bref de quoi mettre une banane sur tous les visages et en priorité sur celui de Belka qui attendait çà depuis un moment ! Un moment de magie avec l’aide d’une balance quasi parfaite, et l’ajout des cordes qui donnaient une richesse incomparable à la sauce… Vraiment un grand moment comme on avait connu dans cette salle avec notamment le Risin To The Top de Keni Burke il y a 3 ans.

Rideau… s’en suit une migration de toute la foule vers les différentes salles animées par une armée de DJ’s, dont le célèbre Mister Brown, tellement célèbre qu’il était quasi impossible de rentrer dans la pièce où il se produisait… ! Joey Negro (dont le set fût trop house pour les oreilles de Funkiness), les légendaires Steve Hobbs et Eddie Piller etc… Une nuit torride qui pour les plus solides d’entre nous se prolongea à des heures indues !

Une vison de Mr Brown lors du festival de l’an passé


Samedi…

Après la journée estivale décrite en détails plus haut, et les magnifiques sets soul des DJ (notamment Mick Farrer et Henry Storch) nous attendait le feu d’artifice final dès 20h30.
En présentant la soirée l’inénarrable (et parfois vraiment too much dans ses présentations ou sa manière de ‘vendre’ son propre ‘upcoming’ album !) Daniel Dodd-Ellis, le Mr Loyal attitré depuis les débuts du Baltic aura cette vanne amusante : Hey je vois que pas mal d’entre vous portent la même chemise qu’hier soir, mais l’odeur est différente ! Bwahahahaha elle n’était vraiment pas mauvaise celle là !

Entamé par un set d’un groupe Allemand nommé Hopf-Sandkoke (si çà veut dire quelque chose, je n’en ai aucune idée !) qui jouait un jazz-funk instrumental proche de ce que faisait UZEB à une époque, en formation trio basse-guitare-batterie, on a pris une bonne claque pour nous réveiller (si besoin était) avec un son fort et chargé en basse (tenue par un type qu’on aurait dit tout droit échappé d’un campus universitaire). Agréable et varié, je ne sais pas s’ils ont sorti déjà des albums mais si c’est le cas, j’irai bien en découvrir plus.
Malheureusement, et pour des raisons que j’ignore, ils avaient commencé en retard, retard qui va empirer par la suite puisque la fin des concerts dans la halle principale était fixée à 00h30 et que dans la réalité l’écho des dernières notes de BNH résonnait encore sur le coup de 2h00 ! Alors pour la pauvre groupe le rideau se ferma alors qu’ils étaient en plein milieu d’un morceau ! Dur dur de se faire une place…

Après le jazz-funk, la soul pure des 70’s avec l’indétrônable Gloria Scott. Depuis le Baltic #2 (alors qu’elle avait passé plus de 25 ans loin des planches) elle avait été bombardée ‘pensionnaire à vie’ du festival tout comme Ann Sexton qui pour la première fois depuis le Baltic #1 était absente des festivités.
Seulement plus rien à voir avec la Gloria des débuts, prise par l’émotion, chevrotant avec les vagues de larmes qui coulaient sur son visage. Oublié tout çà. Gloria ‘in charge of business’ ! La patronne sur scène. On voyait qu’elle s’éclatait comme une folle, souriante, commandant de la main les différents breaks, esquissant, que dis-je faisant des pas de danse inédits chez elle, bougeant comme jamais, elle nous communiqua sa joie tout le temps de sa prestation marquée par ses hymnes personnels et surtout « (A Case Of) Too Much Lovemakin' » un ‘hair raiser’ (dresseur de poils !) de premier ordre, n’est-ce pas funkiness ?! Sinon What Am I Gonna Do fût l’autre moment très fort du set.
Merci Gloria et à l’année prochaine…

Ça avait bien commencé tout çà, et il ne fallait pas faire retomber le soufflé… Et ce n’était sûrement pas le très attendu Oliver Cheatham qui allait fauter. J’ai bien pensé à Jean à cet instant, connaissant toute l’admiration qu’il voue à cette icône des années 80 ! Son arrivée sur scène, alors que l’orchestre avait déjà commencé à jouer, fut grandiose ! Habillé avec un long manteau sombre, qu’il s’empressa de dénouer et d’enlever pour révéler un costard blanc/crème, chemise noire avec cravate crème bordée de noir, pendentif en or autour du cou, lunettes noires et chapeau, l’image presque caricaturale du pimp de blaxploitation ! Voix n’ayant rien perdu se sa tonalité et de son phrasé inimitables ni de sa puissance, Oliver nous a régalé… S.O.S., Bless The Ladies entre autres et l’iconique Get Down Saturday Night firent danser la salle… Très mince, arpentant la scène de long en large, Oliver nous fit même une démonstration en dansant de manière saccadée façon lock, et faisant rugir la salle de plaisir ! Un vrai showman à l’ancienne ! Quel plaisir de découvrir tous ces artistes dans cet écrin et sûrement une vraie émotion même pour eux de pouvoir s’exprimer avec cet accompagnement.

Tout ceci pour en arriver au moment problématique de la soirée. A 23h30 étaient prévus deux concerts : BNH dans l’arène principale et Maxine Brown dans la salle annexe… Choix cornélien… Les précurseurs de l’acid-jazz ou une des maîtresses de la soul des 60’s. Pour funkiness et Nathalie ce sera Maxine pour les autres BNH. En ce qui me concerne j’avais prévu de faire la moitié de BNH et d’aller ensuite découvrir Maxine in the flesh.
Mais c’était sans compter ce qui fût pour moi et quelques autres la véritable surprise du festival. Dans mes papiers (que je croyais à jour), c’était N’Dea Davenport qui avait réintégré il y a peu de temps (me semblait-il) son groupe d’origine que nous devions voir ariver sur scène. Et là Daniel Dodd-Ellis annonce dans sa présentation que c’est une ‘nouvelle’ chanteuse qui va apparaître devant nos yeux. Sur le coup déception car N’Dea reste (restait) pour moi le parfait véhicule et la chanteuse mémorable de BNH (supérieure en tous cas à ses remplaçantes Siedah Garrett, Nicole Russo ou Carleen Anderson). Après recherche il s’avère que N’Dea est bein avec eux mais dans des termes que je ne connais pas puisqu’elle participe au nouvel album qui arrivera dans les bacs d’un moment à l’autre et qui s’intitule ‘Forward’. Mais sur l’album figure aussi l’autre chanteuse, celle que nous allions découvrir, qui répond au nom de Dawn Joseph. Eh bien le moins que l’on puisse dire c’est qu’on n’a pas perdu au change !

Tout d’abord l’œil est attiré par le personnage en face de nous. Il s’agit du guitariste Simon Batholomew qui pour ce que j’en avais vu dans les vidéos me semblait un personnage un peu falot. Là pour mon 1er concert des BNH, j’ai eu la version spéciale. Enrobé dans un énorme boa en plume mauve, chaussé de boots à talonnettes pur-60’s, affublé d’un pantalon qu’il n’arrêtait pas de tomber, d’un t-shirt glam sans manches et une tête arborant une coupe de cheveux comme seuls les anglais peuvent en inventer, on aurait cru un personnage réminiscent d’Austin Powers, tout juste décongelé de l’époque du Swinging London des 60’s ! Ajoutez à cela des mimiques, grimaces, moues et airs aguicheurs (d'un autre sexe!) en tous genres et surtout à pleurer de rire et vous avez déjà un début de réponse au pourquoi de l’enthousiasme qu’ils ont déclenché parmi nous.
En ce qui concerne le reste du groupe Andrew Levy à la basse, imperturbable, s’occupant foutrement bien de ce qu’il avait à faire avec un gros son mais sans occuper autre chose que le bout de scène tout à gauche qui lui était dévolu.
Jan Kincaid à la batterie, royal, les cheveux courts poivre et sel, qui nous a atomisé par con jeu très énergétique.
Sur l’estrade à côté de lui une percussionniste avec un bandana en biais sur le visage lui masquant un œil (façon Prince à une époque) et portant des chaps (de cowboy) en cuir où étaient gravés le mot ‘conga’.
Et enfin ‘last but not least’ les deux cuivres (trompette et trombone), dont l’un d’eux était vêtu de ce que je qualifierai de pyjama à motifs, et qui non contents de jouer à la perfection, n’arrêtèrent pas de faire les clowns en prenant des poses délirantes pendant le set.

Ça se serait arrêté là que nous aurions déjà été satisfaits. Mais… Mais arrive sur scène Dawn Joseph… Une créature divine, une masque en strass recouvrant le haut de son visage jusque sur le nez, habillée d’un ensemble tombant jusqu’aux pieds mais fendu sur les deux jambes sur toute la longueur et les cheveux tressés rouge et noir… Déjà titillés par les genoux qui apparaissaient par moments le public chauffait déjà. Dès le deuxième morceau le sublime ‘Midnight At The Oasis’ (repiqué à Maria Muldaur qui en avait déjà fait un tube en 1974) on était dans le bain qui se transforma en bains à remous jacuzziesque dès qu’elle enleva tout l’ensemble pour se retrouver en justaucorps en gardant le très long voile derrière qui cachait ses formes postérieurs… Emergeait ainsi une sublime métisse faite au moule, une vraie image de "déesse incantatoire" comme dirait André Manoukian le spécialiste de la description décalée.

A ce moment très précis et même si je commençais à apprécier très nettement la voix de la belle Dawn, je me posais la question de savoir ce qu’en pensaient mes partenaires, car on aurait pu conclure à un effet de style permettant de placer le visuel au dessus de la musique, d’aguicher le chaland par la vue plutôt que par l’ouïe, bref une tromperie sur la marchandise ou au moins une tentative de détournement. Seulement, à la différence d’Adeva, rien n’était surjoué ! On était dans la subtilité, la séduction sans la vulgarité.
Franchement pour une nouvelle venue au sein de la troupe on aurait pu penser qu’elle était avec eux depuis 10 ans… Complicité, regards entre eux, et une formidable aisance scénique, Dawn à fait disparaître toutes ses pensées parasites en moins de temps qu’il n’en faut pour le taper. Elle dansait de manière aguicheuse mais encore une fois sans trop en faire, c’était juste un plaisir de la regarder mais aussi de l’écouter…
Puis elle disparu de scène tandis que les BNH entamaient un des hymnes de leur tout premier LP instrumental. Une merveille de funk comme on les aime…
Dès le suivant Dawn réapparaissant coiffée d’une plume et de petits appendices noirs, les cheveux lâchés, pieds nus, vêtue d’une autre tenue toujours aussi dénudée sur le devant mais avec une ‘chemise’ (je ne vois pas d’autre terme pour décrire cette pièce) qui tombait jusqu’aux chevilles mais en tissu extrêmement léger. Elle allait finalement laisser tomber cette chemise pour nous faire admirer sa plastique parfaite au recto comme au verso. Sans doute aucun la chanteuse la plus sexy depuis le début de nos déplacements outre-Rhin !
A un moment elle annonce qu’elle adore voir l’audience danser et en s’adressant à un groupe situé sur la gauche (et ayant donc la place pour le faire) que s’ils dansaient suffisamment elle les rejoindrait pendant la chanson ! Inutile de dire que les gars se sont déchaînés mais elle est restée sur l’estrade la coquine ! A mon avis c’était le mieux à faire car sinon elle serait repartie en laissant le peu de tissu qu’elle portait aux fous furieux qui se seraient jetés sur elle ! Hahaha
Tout cela je le répète en chantant de façon impeccable malgré le fait qu’elle sautait sur place dans tous les coins de la scène et bougeait, dansait sans arrêt. Il vraiment faut une condition parfaite pour pouvoir faire le show et le chant simultanément.
Ils jouèrent aussi un morceau du futur album avec Jan au chant (une performance vu l’intensité qu’il mettait dans son jeu à la batterie en même temps). Dawn donna le micro à la percussionniste un moment, le temps pour elle de prouver qu’elle avait elle aussi un joli filet de voix.
Pendant tout le set on a rigolé en regardant le guitariste et les cuivres faire leurs bêtises.
Rarement j’ai vu associés autant de mise en place musicale et autant de showmanship à l’américaine qui permet d’avoir toujours (en même temps que la musique) quelque chose qui se passe sur scène à tel point qu’on reste les yeux écarquillés pour être sûrs de rien louper.
Assurément un des meilleurs moments auxquels j’ai pu assister. En plus généreux avec le temps, Dawn annonce astucieusement qu’ils vont faire leur dernier morceau mais que si on fait assez de bruit à la fin çà ne s’arrêtera pas là ! Rare car aucun des artistes du Baltic n’a le droit de faire un rappel pour tenir les créneaux horaires. Et bien sûr ils ont fait un dernier titre après le dernier ! LOL

Voilà il était 2h00 et les concerts c’était fini jusqu’à l’an prochain. Mais la nuit fût encore longue… Le dernier rentré à l’appart arriva après 5h00, il lui restait à peine 5h00 de plus avant d’être réveillé pour effectuer le chemin du retour… dur dur la vie de festivalier !!!

Pendant ce temps Funkiness nous révéla (peut-être plus en détails dans son propre report) que Maxine était impeccable bien conservée et chantant excellemment bien encore, mais que le style lui avait moins plu car essentiellement axé rythm’n blues 60’s qui comme on le sait n’est pas sa tasse de thé préférée.

Vidéo de fin de Baltic Dimanche aprème avec Gloria et Maxine qui se déchaînent!!!!


En tous grâce lui soit rendue (à funkiness of course) pour avoir encore organisé çà de main de maître (je veux le même appart l’an prochain) et merci à Karelle, Catwoman, Nathalie, Belkacem, Cédric, Frew W et moi-même (LOL ben oui quoi) pour avoir cohabité de si bonne manière pendant ce week end d’anthologie (on dit la même chose chaque année mais c’est la vérité )!

Merci à l’organisation du Baltic qui est parfaite comme d’habitude (même si on aimerait qu’elle ne fasse pas se chevaucher certains concerts pour que l’on puisse goûter à tout !)

Merci au Baltic Soul Orchestra, formation unique au monde je pense, capable d’accompagner avec brio tous les artistes qui défilent dans le coin.

Special thanks à Belka et ses pâtes ‘bougnoulaise’ de compète (y’a assez d’ail ?).

Merci à la femme du pêcheur pour ses sandwichs uniques au lachs, butterfish, backfish et autres spécialités !

Merci aux vendeurs de disques qui nous ont bien occupé le samedi aprème…

2013 c’est fini, vive 2014 !

PS pas merci aux mouettes et goélands qui font un vacarme d'enfer du matin au soir et qui cultivent l'art du bombardier en piqué faisant dangereusement zigzaguer les festivaliers qui ne veulent pas se faire bouser!
PPS Merci à Belka et sa carte Maestro qui nous a sauvé la vie pour mettre du coco dans le minibus. Remarque Maestro pour un festival de musique et un talentueux saxophoniste çà tombait sous le sens!

Voilà c'est fini le report. Ceux qui sont arrivés jusqu'ici ont mérité une aspirine! :lol:

PPPPPPPPPS : Les photos ou les vidéos à suivre par ceux qui en ont...
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Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par bluesy » 29 avr. 2013 15:07

WonderB. :yeahhh: {resp@ct# SUPER REPORT, MERCI !!!!!!!!
La partie sur Adeva est tordante, j'adore !!!!!!!!! :o))))))))))))
Elle était déjà tout en force et puissance dans les 90's.
Wonder B a écrit :Entamé par un set d’un groupe Allemand nommé Hopf-Sandkoke
Site internet : - http://hopfsandkoke.com/
Album : -
"Music Makes You Move" : Funkhouse Express (1974) so... "HIT THAT ONE!" : JB
"They Call Us Wild But We Got Soul" : Wild Magnolias (1975)

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Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par funkiness » 29 avr. 2013 15:58

Bravo B !

Pour moi la surprise fut Adeva, très grosse claque ! C'était aussi l'avis de Mister Brown, juste derrière nous, à qui au passage j'ai eu l'occasion d'exprimer mon admiration.

Plusieurs autres grands moment : Gwen Dickey, parfaite de bout en bout, l'arrivée d'Oliver Cheatham sur "Everybody Wants To Be The Boss" et le show de Gloria Scott, qui rajeunit d'année en année.

Deux ratages : le groupe de fusion allemand, vraiment pas en place à mon goût, avec une basse beaucoup trop en avant (mauvaise balance) et la programmation simultanée de BNH et Maxine Brown. Vu le line-up un poil moins riche qu'aux éditions précédentes, ils auraient pu et dû éviter ce genre de chose.

Météo maussade et pluvieuse vendredi mais fantastique samedi (même s'il faisait froid au réveil quand je suis allé chercher de quoi grignoter, le soleil n'étant apparu qu'ensuite pour rayonner toute la journée).

J'ajouterai au report très complet de Wonder B que l'autre moment phare fut le set hallucinant de Mister Brown samedi soir à partir de 2h30 du matin. Qu'est-ce qu'on a pris dans la figure et les oreilles avec Belka ! C'était de la folie furieuse jusqu'à 4h et quelques du matin, le Monsieur ne voulant pas s'arrêter malgré les demandes répétées des organisateurs venus le voir trois fois pour lui dire que c'était l'heure. Il y avait une atmosphère très spéciale que seule une musique comme le funk peut créer, quelque chose de l'ordre de la communion dans le déchaînement des corps, car tout le monde était déchaîné... L'endroit était idéal: un bar pas trop grand (et moitié fumeur!) situé dans la galerie couverte, avec deux petites pistes de danse bien glissantes et une sono vraiment au top. En fait on pouvait danser un peu partout dans la galerie tellement le son pétait !

PS : le bon festivalier est à mon avis celui qui se lève tôt et se couche tard, seul moyen de vivre pleinement l'événement, sinon on rate beaucoup de choses...
funkiness brings you funk and happiness

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FredW

Re: Baltic Soul Weekender #7 | Allemagne | 26-28 avril 2013

Message par FredW » 29 avr. 2013 16:53

"BigJ lui apporte donc sa petite bouteille"

C'est reparti!

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